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Tuesday, May 13, 2014

Développement à long terme de l’athlète

Christine Sinclair est une des plus grandes joueuses de soccer à avoir jamais porté la feuille d’érable. Elle est l’image du soccer féminin canadien et sans aucun doute une des meilleures joueuses au monde. Le cliché que les athlètes sont nés ainsi est vrai. Mais ce qui aide à expliquer le succès d’une athlète comme Christine Sinclair est qu’elle a traversé un processus de développement pour arriver là où elle est aujourd’hui.

Le développement à long terme de l’athlète, le DLTA, est le système qui a été créé pour aider à développer les sports au Canada. Le DLTA est le continuum du savoir-faire physique, qui est important dans le développement des futurs athlètes et qui garde les enfants et les adultes impliqués dans les activités physiques. Composé de sept phases séquentielles de développement, le DLTA aide à établir le savoir-faire physique nécessaire pour apprécier pendant toute la vie les activités de loisirs tout en soutenant le développement de nos futures vedettes sportives. Les phases du DLTA assurent aussi que les enfants sont exposés à toutes sortes de sports et développent des habiletés qui pourraient rendre l’activité physique plus facile, amusante et pour très probablement qu’ils aimeront faire du sport une fois rendus adultes.

Les sept phases du modèle du développement à long terme de l’athlète sont:
Les trois premières phases du DLTA permettent aux enfants d’apprendre les bases de différents sports. Ces phases sont les blocs de construction pour atteindre les habiletés nécessaires à la poursuite de l’entraînement d’élite ou simplement aimer les sports en général. Les phases 4 à 6 permettent à ceux qui se concentrent sur un sport d’avoir l’occasion de concourir et de s’entraîner au plus haut niveau. La phase sept permet d’apprécier les sports et les activités de loisir pendant toute la vie.

Chaque phase dans le modèle du DLTA aide à développer les athlètes à tous les niveaux de la progression, de Christine Sinclair aux athlètes qui participent de manière récréative. Les participants qui commencent à n’importe quelle phase du modèle de développement à long terme de l’athlète peuvent atteindre la connaissance et aborder la phase suivante du développement d’autant plus facilement. L’objectif des phases est d’offrir un continuum par lequel tous les Canadiens peuvent faire du sport et être actifs pour la vie. Les phases du DLTA sont des blocs de construction pour apprécier les activités physiques pendant toute la vie.

Références de la collection de SIRC: 

1. Balyi I, Hamilton A. LONG-TERM ATHLETE DEVELOPMENT Trainability in childhood and Adolescence. American Swimming. March 2010;2010(2):14-23. 
2. Banack H, Bloom G, Falcão W. Promoting Long Term Athlete Development in Cross Country Skiing Through Competency-Based Coach Education: A Qualitative Study. International Journal Of Sports Science & Coaching. June 2012;7(2):301-316. 
3. Cobley S, Baker J, Wattie N, McKenna J. Annual Age-Grouping and Athlete Development. Sports Medicine. March 2009;39(3):235-256. 
4. FORD P, CROIX M, WILLIAMS C, et al. The Long-Term Athlete Development model: Physiological evidence and application. Journal Of Sports Sciences. February 15, 2011;29(4):389-402.
5. Greyson I, Kelly S, Peyrebrune M, Furniss B. Research Notes: Interpreting and Implementing the Long Term Athlete Development Model: English Swimming Coaches' Views on the (Swimming) LTAD in Practice: A Commentary. International Journal Of Sports Science & Coaching. September 2010;5(3):403-406. 
6. Norris S. Long-Term Athlete Development Canada: Attempting System Change and Multi-Agency Cooperation. Current Sports Medicine Reports (American College Of Sports Medicine). November 2010;9(6):379-382. 
7. Way R. LEADERS GATHER IN OTTAWA TO DISCUSS LONG-TERM ATHLETE DEVELOPMENT. Coaches Plan/Plan Du Coach. Spring2009 2009;16(1):42-43.

Monday, May 12, 2014

Les habiletés de base des mouvement

Il n’y a pas de discussion que les adultes et les enfants qui sont actifs physiquement de manière régulière sont plus en santé que ceux qui ne sont pas actifs. Toutefois, un adulte qui n’a jamais appris à lancer une balle ou à frapper avec un bâton ne participera certainement pas à une activité comme le baseball ou la balle-molle. Pour ces raisons, il est important d’exposer les enfants à un jeune âge au développement physique. Les garçons d’entre 6 et 9 ans et les filles d’entre 6 et 8 ans sont à une excellente phase pour découvrir S’amuser grâce au sport de la phase de mouvement du Développement à long terme de l’athlète. On y enseigne les habiletés de base des mouvements en développant les habiletés locomotives*, les habiletés pour contrôler des objets* et la stabilité*.

Les habiletés de base des mouvements impliquent courir, l’équilibre, lancer, sauter, sautiller, attraper, botter et frapper. Apprendre toutes ces habiletés permet à un enfant d’être exposé à toutes sortes d’activités pour instiller une passion et connaître différents sports. Ceci leur permet, en retour, de découvrir et de développer d’autres attributs comme la capacité de suivre des directives, d’écouter, travailler dans le cadre d’une équipe, jouer et interagir avec ses pairs. Un enfant dans un cours de mouvements de base comparé à un enfant qui joue à un sport spécifique peut apprendre les techniques de base de tous les sports comparativement à celles d’un seul sport.

Les enfants qui peuvent lancer peuvent jouer au baseball, softball, goalball, rugby et quilles. S’ils peuvent courir ils peuvent faire du soccer, basketball, squash, tennis et athlétisme. En bout de ligne, si l’enfant décide de se concentrer sur un sport, il a plusieurs options et des expériences antérieures sur lesquelles se fier. Même s’il décide de faire du sport récréatif, il a appris les bases de tous les genres de sports et peut les apprécier quand il les choisit.

En entraînant les habiletés des mouvements de base aux enfants, il est important d’établir un plan de leçon. Un plan de leçon* permet à l’instructeur ou à l’entraîneur d’établir une direction, savoir quel équipement est nécessaire et avancer en séquence pour atteindre le résultat voulu.

Il est important de s’assurer que le cours implique:
  • Un élément instructif
  • Un élément de démonstration pour bâtir une image mentale 
  • Un élément d’exploration 
  • Un entraînement 
  • Un élément d’application 
Par exemple, un plan de leçon de course pourrait impliquer expliquer un exercice comme faire une marche A et ensuite une démonstration de comment faire une marche A. Les enfants peuvent alors l’essayer, être corrigé pour les erreurs et enfin jouer un match qui met l’emphase sur l’action de la marche A.

En tant qu’instructeur, traiter avec des enfants dans la phase des mouvements de base exige une attitude patiente et de soutien. Ces enfants ne sont pas des athlètes professionnels et, à cet égard, les encourager les conduira loin. Également, gardez à l’esprit que les enfants apprennent et se développent différemment. Favoriser chez les Canadiens toute une vie active est aussi important que favoriser les futures vedettes sportives canadiennes.

* Seulement disponible en anglais

Références de la collection de SIRC:

1. Bailey R, Cope E, Pearce G. Why do children take part in, and remain involved in sport? A literature review and discussion of implications for sports coaches. International Journal Of Coaching Science. January 2013;7(1):56-75.
2. Ebbets R. FUNDAMENTALS. Track Coach. Summer2010 2010;(192):6120-6148.
3. Gimenez R, Lustosa De Oliveira D, De J. Manoel E, Dantas L, Marques I. INTEGRATING FUNDAMENTAL MOVEMENT SKILLS IN LATE CHILDHOOD. Perceptual & Motor Skills. April 2012;114(2):563-583. Hands B. How fundamental are fundamental movement skills?. ACHPER Active & Healthy Magazine. April 2012;19(1):14-17.
4. Sheehan D, Katz L. Using Interactive Fitness and Exergames to Develop Physical Literacy. Physical & Health Education Journal. Spring2010 2010;76(1):12-19.
5. Williams M, Saunders J, Maschette W, Wilson C. Outcome and Process in Motor Performance: A Comparison of Jumping by Typically Developing Children and Those with Low Motor Proficiency. Measurement In Physical Education & Exercise Science. April 2013;17(2):135-149.
6. Zuvela F, Bozanic A, Miletic D. POLYGON—A new fundamental movement skills test for 8 year old children: construction and validation. Journal Of Sports Science & Medicine.

Wednesday, May 7, 2014

L’importance de la bonne biomécanique

Dans le sport et l’exercice, la biomécanique* réfère à l’étude des mouvements humains, incluant l’interaction entre l’athlète, l’équipement sportif et l’environnement pour l’exercice. Les athlètes essaient toujours de trouver des manières d’aller plus vite, plus haut et plus fort avec le moins de blessures. Améliorer votre biomécanique peut être une manière importante d’améliorer votre performance athlétique, de minimiser les blessures et, en retour, de promouvoir la longévité de votre carrière.

Dans l’exemple du baseball, comprendre la bonne biomécanique de lancer* est un des facteurs importants pour établir si un lanceur est du matériel pour les ligues majeures ou mineures. Bien sûr, il y a d’autres paramètres utilisés pour mesurer la capacité d’une personne pour lancer dans les ligues majeures, mais avoir la bonne forme et la bonne technique aide. Avoir une balle rapide* puissante, un changement de vitesse* décevant et une balle courbe* malicieuse peut s’apprendre - donc, développer la bonne mécanique tôt en effectuant ces lancers* fait une grosse différence. Un lanceur doit aussi tenir compte de sa santé en rapport avec l’art qu’il choisit. Lancer une balle rapide à 160km/h est un exploit incroyable, mais un exploit qui est très dur sur votre corps avec le temps.

Apprendre la bonne mécanique pour lancer une balle rapide, commencer avec la phase du changement de vitesse et culminer avec la phase de la fin de l’élan est important pour éviter les blessures. De plus, développer un deuxième et un troisième lancer efficaces peut minimiser la violence que votre corps subit en diversifiant votre répertoire de lancers et en gardant votre nombre de lancers de balles rapides plus bas. Pour les jeunes lanceurs, maîtriser la bonne biomécanique du mouvement du corps peut faire beaucoup pour minimiser les chances de se blesser*. Moins les blessures affectent un lanceur, plus grandes sont les chances de développer un lanceur des ligues majeures.

Dans le cas de la course, avoir la bonne biomécanique peut aider à améliorer votre économie de course* en rendant le coureur plus efficace puisqu’il utilise moins d’énergie. Cela aide aussi à minimiser le déséquilibre* et les blessures de surutilisation. Moins vous passez de temps sur les lignes de côté et plus à l’entraînement et en compétition, meilleures sont les chances de développement à long terme.

Les avantages de la bonne biomécanique
  • Développe les modèles de mouvements efficaces, que ce soit sur le terrain ou pendant l’entraînement de résistance. 
  • Améliore la technique et la forme spécifiques au sport pour améliorer la performance et minimiser les blessures. 
  • Développer les bonnes habitudes, assurer que l’athlète peut se développer à long terme. 
Comprendre les bons mouvements du sport et de l’exercice permettra au participant d’être plus efficace, solide techniquement et sujet aux bonnes habitudes pour le développement à long terme. Un(e) athlète qui incorpore la bonne biomécanique s’assure qu’il ou elle minimise le risque de se blesser, lui permet d’atteindre son potentiel au plus haut niveau.

* Seulement disponible en anglais

Références de la collection de SIRC: 
1. Cheung R, Ng G. A systematic review of running shoes and lower leg biomechanics: A possible link with patellofemoral pain syndrome?. International Sportmed Journal. September 2007;8(3):107-116.
2. Elder K. Little League Elbow. Athletic Training & Sports Health Care: The Journal For The Practicing Clinician. May 2010;2(3):100-102.
3. Hurd W, Kaufman K. Glenohumeral Rotational Motion and Strength and Baseball Pitching Biomechanics. Journal Of Athletic Training. May 2012;47(3):247-256.
4. McBain K, Shrier I, Matheson G, et al. Prevention of sports injury I: a systematic review of applied biomechanics and physiology outcomes research. British Journal Of Sports Medicine. March 2012;46(3):169-173.
5. Nessler T, Mokha M. Using Movement Assessment to Improve Performance and Reduce Injury Risk. International Journal Of Athletic Therapy & Training. March 2013;18(2):8-12.
6. Oliver G. The Windmill Softball Pitch: Optimal Mechanics and Pathomechanics of Injury. Athletic Therapy Today. November 2010;15(6):28-31.
7. Silvers H. INJURY PREVENTION IN THE SOCCER ATHLETE. Sportex Medicine. January 2011;(47):14-21. Available from: SPORTDiscus, Ipswich, MA.

Thursday, May 1, 2014

Instaurer une philosophie du coaching


À tous les niveaux, le coaching consiste à développer les athlètes sur les plans moteur et technique du sport ainsi que sur le plan personnel. La collégialité, la confiance, l’esprit d’équipe, le respect et l’affirmation sont des dimensions de la personnalité des athlètes qui se développent sur le terrain et qui se transposent dans la vie de tous les jours. Une bonne philosophie du coaching* contribuera à bâtir une équipe qui ressemblera le plus à votre image ou à votre vision de l’équipe. 

Une bonne philosophie du coaching vous permettra d’établir une éthique du travail et de définir des standards pour votre programme ou votre équipe qui se situeront au-delà de la victoire et de l’échec. Votre philosophie du coaching sera dictée par vos croyances*, vos valeurs et vos expériences. Définir les attentes le plus tôt possible sera utile pour:
  1. Déterminer les règlements de l’équipe. 
  2. Définir les modalités de l’interaction avec les athlètes. 
  3. Se procurer des outils de gestion du stress et des situations émotives. 
  4. Soutenir les objectifs globaux pour votre équipe ou vos athlètes tant que vous occupez le poste d’entraîneur. 
Une philosophie du coaching* s’apparente à une carte routière, car elle vous aide à trouver la voie tout au long de la saison. Par exemple, si un parent vous demande en cours de saison pourquoi son enfant est sur le banc alors qu’un autre, moins habile, est plus souvent sur le terrain, vous pourrez vous référer à votre philosophie du coaching établie en début de saison pour justifier vos décisions et, de ce fait, contrer les propos des parents mécontents. En établissant les règles au sujet du temps de jeu, tous seront au courant, sans confusion aucune, de ce qu’on attend de chaque joueur pour obtenir du temps de jeu.

Une bonne philosophie* présente aussi votre approche du sport*. Ainsi, les athlètes pourront comprendre leur rôle dans votre système de coaching et déterminer les habiletés à développer pour contribuer au succès de l’équipe, d’où l’importance de fixer des objectifs et des attentes pour l’équipe. Que vous abordiez la saison un match à la fois ou, encore, à long terme, il faudra déterminer vos attentes et définir vos objectifs afin de ne pas causer de surprise ou de frustration en période difficile. Grâce à des objectifs clairs et bien déterminés, l’équipe maintiendra le cap, quelle que soit l’issue des matchs.

Élaboration d’une philosophie gagnante du coaching*
  1. Identifier vos valeurs et croyances 
  2. Fixer des objectifs, des priorités et attribuer des responsabilités 
  3. Élaborer un mode de coaching 
  4. Déterminer les règlements de l’équipe et les conséquences. 
Apprenez à bien vous connaître, car vos athlètes seront vraisemblablement le reflet de qui vous êtes et non pas de qui vous aimeriez être. Établissez votre propre philosophie et non celle d’un autre entraîneur, car c’est votre style que vous maîtrisez le mieux. En précisant vos attentes à l’équipe et à chaque joueur, les joueurs connaîtront leur rôle et ce qu’on attend d’eux. Une bonne philosophie du coaching est à la base des lignes directrices du développement sur et hors du terrain de jeu. Et surtout, ayez du plaisir à effectuer votre tâche et les athlètes auront du plaisir à jouer sous votre supervision.

* Seulement disponible en anglais

Références de la collection de SIRC: 
1. Developing a Coaching Philosophy. BC Coach's Perspective. Summer2011 2011;:14-15. 
2. Camiré M, Trudel P, Forneris T. Coaching and Transferring Life Skills: Philosophies and Strategies Used by Model High School Coaches. Sport Psychologist. June 2012;26(2):243-260. 
3. Nash C, Sproule J, Horton P. Sport Coaches' Perceived Role Frames and Philosophies. International Journal Of Sports Science & Coaching. December 2008;3(4):538-554. 
4. Parsh D. 8 Steps to a Coaching Philosophy. Coach & Athletic Director. April 2007;76(9):56-57. 
5. Robbins J, Houston E, Dummer G. Philosophies and Expectations of Wheelchair and Stand-up Collegiate Basketball Coaches. Journal Of Sport Behavior. March 2010;33(1):42-62. 
6. Smelley R. The Value Of A Coaching Philosophy. Track Coach. Summer2013 2013;(204):6506-6513. 
7. Thibert H. Developing Your Coaching Philosophy. Olympic Coach. Fall2008 2008;20(4):24-26. 
8. Van Mullem P, Brunner D. Developing a Successful Coaching Philosophy: A Step-by-Step Approach. Strategies (08924562). May 2013;26(3):29-34.

Tuesday, April 29, 2014

Spécialisation précoce ou tardive?

Les athlètes d’aujourd’hui, comparativement à ceux d’hier, ont tendance à s’entraîner à longueur d’année. Le sport est devenu une grosse entreprise où il y a beaucoup à gagner; de nos jours, il n’est plus question de se reposer pendant l’été de la saison de hockey ou de tout autre sport professionnel et de se présenter au camp d’entraînement en piètre condition physique. Cette exigence s’applique au niveau professionnel ainsi qu’en période de croissance chez les athlètes. Les jeunes se spécialisent très tôt afin d’améliorer leurs habiletés et leurs capacités dans un sport donné. Ils s’entraînent toute l’année pour devenir le prochain Olympien ou obtenir une bourse destinée aux étudiants-athlètes. Toutefois, la spécialisation précoce est-elle avantageuse?

La spécialisation précoce présente des avantages*: elle permet aux enfants de reconnaître à bas âge les scénarios de jeu et de développer une pensée stratégique. Par exemple, Tiger Woods et Andre Agassi se sont spécialisés à bas âge et sont devenus des athlètes extraordinaires. La théorie de la pratique délibérée* d’Ericsson et collaborateurs appuie la thèse de la spécialisation précoce selon laquelle plus on se consacre tôt à l’entraînement, plus grandes sont les chances d’exceller dans le domaine retenu.

En revanche, la spécialisation précoce limite la capacité des enfants à explorer les autres sports et à découvrir, le cas échéant, leurs autres talents. La spécialisation précoce peut aussi accroître le risque de blessures dues au surmenage* à bas âge et l’épuisement*. De plus, la spécialisation à bas âge n’est pas le seul facteur pour devenir un grand athlète. Wayne Gretzky* était un joueur de hockey phénoménal à bas âge, mais il faut savoir qu’il était aussi bon au baseball et à la course.

La majorité des organismes de sport ont adopté le modèle du développement à long terme de l’athlète; ils encouragent les filles et les garçons à commencer à se spécialiser à 11 ans et à 12 ans respectivement. Ce modèle conteste donc la thèse de la spécialisation précoce et encourage la participation des enfants à diverses activités avant de songer à la spécialisation.

Une étude* réalisée auprès de joueurs de soccer de niveau collégial conclut qu’on ne peut pas vraiment faire une différence entre les joueurs à spécialisation précoce comparativement à ceux à l’approche multisport pour jouer dans la NCAA.

En permettant à leurs enfants de pratiquer plusieurs sports, les parents font en sorte que les os et les muscles des jeunes s’adaptent à différents mouvements; les enfants évitent ainsi les blessures dues au surmenage. L’apprentissage de différents sports permet aux enfants de développer d’autres caractéristiques et de socialiser d’une façon positive avec un grand nombre de camarades, et ce, sans pression, car ils ne jouent pas au même sport à longueur d’année.
* Seulement disponible en anglais

Références de la collection de SIRC:

1. Callender S. The Early Specialization of Youth in Sports. Athletic Training & Sports Health Care: The Journal For The Practicing Clinician. November 2010;2(6):255-257.
2. Côté J, Lidor R, Hackfort D. ISSP POSITION STAND: TO SAMPLE OR TO SPECIALIZE? SEVEN POSTULATES ABOUT YOUTH SPORT ACTIVITIES THAT LEAD TO CONTINUED PARTICIPATION AND ELITE PERFORMANCE. International Journal Of Sport & Exercise Psychology. March 2009;7(1):7-17.
3. Ford P, Ward P, Hodges N, Williams A. The role of deliberate practice and play in career progression in sport: the early engagement hypothesis. High Ability Studies. June 2009;20(1):65-75.
4. Jenkins S. Leading Article: Digging it out of the Dirt: Ben Hogan, Deliberate Practice and the Secret. International Journal Of Sports Science & Coaching. December 15, 2010;5:1-21.
5. Malina R. Early Sport Specialization: Roots, Effectiveness, Risks. Current Sports Medicine Reports (American College Of Sports Medicine). November 2010;9(6):364-371.
6. Moesch K, Elbe A, Hauge M, Wikman J. Late specialization: the key to success in centimeters, grams, or seconds (cgs) sports. Scandinavian Journal Of Medicine & Science In Sports. December 2011;21(6):e282-e290.
7. Roberts W. EDITORIAL: Youth Sports: Who's Pushing the Cart?. Current Sports Medicine Reports (American College Of Sports Medicine). November 2010;9(6):323.